Sans grande surprise les Sabres vont améliorer un record de la LNH qui leur appartient déjà : le plus grand nombre de saisons consécutives sans participer aux séries. Ça sera leur 14e saison d’affilée … et les chances sont bonnes qu’on continue de compter l’an prochain.
Si les Devils du New Jersey se sont fait appelés une concession de Mickey Mouse par The Great One dans les années 80, que dire des Sabres qui ont pulvérisé leur record.
Plus longue séquence sans participer aux séries :
Sabres : 14 saisons (2012- présent)
Panthers : 11 saisons (2001-11)
Oilers : 10 saisons (2007-16)
Hurricanes : 9 saisons (2010-18)
Devils : 9 saisons (1979-87)
Au cours de cette période, l’assistance s’est progressivement effritée à Buffalo. Elle est passé de 18,500 à 15,400 (dans un aréna qui peut en contenir 19,000). Les Sabres sont chanceux que 15% des billets de saison soit détenus par des Ontariens pour qui c’est plus facile/abordable d’aller à Buffalo qu’au Scotiabank Arena de Toronto.
Alors que la date limite des échanges arrive à grands pas, les yeux sont encore une fois rivés à Buffalo. L’équipe est un peu le Village des Valeurs de la LNH : une friperie où l’on a de grandes chances de trouver des gemmes à bons prix. Il y a cette pensée qu’un joueur est sous-évalué à Buffalo parce que la franchise est tellement médiocre et qu’il y a une chance que sa production connaisse un bond soudain une fois sorti de cet environnement.
Comme le chantait Macklemore, « les déchets de l’un sont les trésors des autres ».
On a vu cet infographique à la télé : si on regarde l’édition 2017 des Sabres, 8 joueurs ont gagné la coupe avec d’autres équipes. Il y a le capitaine Okposo et 7 autres jeunes joueurs dont Jack Eichel, Ryan O’Reilly et Sam Reinhart. Pas piqué des vers!
On peut ajouter à ce groupe Evander Kane qui n’a pas gagné mais s’est rendu en finale avec les Oilers… et même un jeune Ristolainen (21 ans à l’époque) un très bon défenseur que j’apprécie et que les Sabres ont échangé probablement à son peak (27 ans). Les gardiens de l’équipe étaient Robin Lehner et Linus Ullmark… pas mauvais non plus!
Les Sabres de 2017
Jack Eichel 19 ans (Coupe 2023 – Vegas)
Ryan O’Reilly 25 ans (Coupe 2019 – St-Louis)
Sam Reinhart 20 ans (Coupe 2024 – Floride)
Kyle Okposo 28 ans (Coupe 2024 – Floride)
Rasmus Ristolainen 21 ans
Evander Kane 25 ans (Finale 2024 – Edmonton)
Zach Bogosian 26 ans (Coupe 2020 – Tampa)
William Carrier 21 ans (Coupe 2023 – Vegas)
Evan Rodrigues 23 ans (Coupe 2024 – Floride)
Dmitri Kulikov 25 ans (Coupe 2024 – Floride)
Cette année, c’est Dylan Cozens (24 ans, 7e choix au total en 2019) qui est au centre de plusieurs rumeurs. J’en ai parlé, c’est un genre de Kirby Dach qui ne répond pas aux attentes à Buffalo… et encore une fois, quelqu’un fera le pari que c’est l’environnement qui cause problème (possiblement avec raison). Quelques journalistes de Montréal ont suggéré que les deux équipes pourraient échanger leur joueur à problèmes respectif (Dach + qqchose contre Cozens).
Le Directeur Général Kevyn Adams s’est fait griller récemment par les journalistes (ouf! Les questions étaient directes, difficiles, voire agressives… Les journalistes de Montréal me semblaient tout à coup complaisants). À sa défense, Adams a répondu que Buffalo n’est pas une « destination prisée à cause des taxes à NY et de l’absence de palmier […] que cela complique son travail lors des échanges et pour attirer les joueurs autonomes ». Mais plusieurs ont souligné que les Bills de Buffalo y arrivent dans la NFL et que, si on reste dans le hockey, Minnesota aussi.
Mike Johnson (TSN) a parlé des Sabres lors d’un segment. Pour lui, il semble très difficile d’identifier la cause de leur médiocrité. Les Sabres ont repêché de très bons joueurs. Ils ont essayé plus de 20 gardiens différents, dont de très bons. La rotation des coachs n’a rien changé non plus. Reste le proprio (Terry Pegula) qui est critiqué de toutes parts… mais Johnson réplique qu’il fait pourtant du bon travail avec les Bills dans la NFL donc qu’il possède l’expertise pour développer de bonnes franchises sportives.
Mike Johnson conclut que le problème en est un de culture. Pour lui, la défaite est anticipée et rendue normale à Buffalo. La culture entourant l’équipe serait pourrie au noyau. Une opinion qui trouve écho chez Jason Bukala (Sportsnet) qui déplore le fait que, pendant toutes ces années de reconstruction, l’équipe a manqué de vétérans qui possèdent du leadership pour implanter et propager cette culture gagnante. Leur solution est la même : faire de gros changements et repartir de presque zéro…
Je suis en train de regarder le Mammoth. Les estrades sont atrocement vides et l’aréna est bien définitivement trop grand…






