Je vous avais dit que je prends avec un grain de sel les articles qui allaient établir les gagnants et les perdants du marché des joueurs autonomes.
C’est qu’on donne généralement « gagnants » ceux qui ont réussi à signer de gros noms i.e. par définition ceux qui ont accepté de surpayer. Les « perdants » sont parfois ceux qui ont maintenu une saine échelle salariale.
Mais je vais vous faire la mienne quand même. Elle est de nature philosophique.
Le grand gagnant : La Floride.
Contre toute attente, la Floride a réussi à garder tous ses joueurs autonomes principaux. Ce qui inclut Bennett, Marchand, et Ekblad. Et malgré cela, la Floride a en plus réussi à ajouter des joueurs de profondeur (Nosek, Foote et Petry) alors que la marge de manœuvre était pourtant inexistante.
Présentement, les Panthers sont au-dessus du plafond de 3M$ mais Tkachuk débuterait la saison sur la liste des blessés à long-terme (une rumeur entendue par certains de mes amis en Floride).
Les plus grands perdants : Tout le monde. Ce qui inclut la majorité des autres équipes, les fans, et la LNH en tant que produit. Car il est clair que certaines concessions ne jouent pas avec les mêmes règles que les autres.
Bill Zito a osé déclarer qu’il avait réussi son tour de force parce qu’il a installé une culture gagnante. La LNH a elle-même publié un article de propagande sur NHL.com dans lequel elle écrit : « La clé [du succès de la Floride] n’est pas le soleil et les taxes, même si ces choses sont agréables ».
Faut pas jouer à l’autruche! La Floride fait partie des équipes qui ont le soleil, les plages, les palmiers, le nightlife, le golf à l’année, les lamborghinis décapotables et les faibles taux d’imposition. Il est nettement plus facile de bâtir une équipe compétitive dans ces conditions: plus facile de manœuvrer la masse salariale lorsque les joueurs signent à rabais; Plus facile aussi quand on peut faire le plein de joueurs étoiles gratuitement au marché des joueurs autonomes (i.e. ajouter de bons joueurs sans avoir à se départir de choix ou de prospects).
Et, oui, les équipes compétitives sont plus attrayantes pour les joueurs autonomes… il y a ça aussi. C’est vrai. Mais dans le cas de la Floride, ca vient amplifier un phénomène déjà en place.
Si la Floride devait connaître une mauvaise année, elle ne perdra pas son attrait et les joueurs ne vont pas déserter. Je prétends qu’elle pourra retourner la situation facilement à cause de l’ « avantage Floridien ». Au contraire, les destinations comme Winnipeg et Buffalo nagent à contre-courant. Même si elles deviennent prétendantes, elles demeurent sur plusieurs « no-trade lists » et les joueurs qui acceptent d’y aller ne leur font pas de rabais. Au contraire de la Floride, si elles ont le malheur de connaitre le déclin, les joueurs vont s’enfuir.
Alors oui, tout le monde a une petite chance de se hisser au sommet de la LNH mais pour certaines équipes, la force de gravité est beaucoup plus forte que pour d’autres. Il faut mettre des efforts constants pour combattre la force de gravité et grimper au sommet.
NHL.com peut bien publier sa bouillie pour chat et jouer à l’autruche…
Parce que si « être une équipe prétendante » suffisait à attirer les joueurs — je vous donne un exemple comme ça — Edmonton serait une destination extrêmement prisée. Pourtant, c’est ardu à Edmonton. On a la confirmation que des joueurs ont utilisé leur clause de non-échange pour bloquer des transactions, dont John Gibson cet hiver, lui qui aurait pu améliorer le poste de gardien.
Intéressant ce Kung Pao. L’élément crucial, c’est le Shaoxing (un petit vin salé fait avec du riz gélatineux). C’est une…






