L’histoire inachevée de Carey Price

L’histoire inachevée de Carey Price

Avec Price et Dryden, les gardiens ont décidément occupé la une ce weekend.

Comme le titrait un article, l’échange de Price met fin à une époque dans l’histoire des Canadiens. Mais c’est une histoire inachevée parce qu’il lui manque cette fameuse Coupe Stanley. C’est un peu décevant.

Ca me tente de vous raconter des anecdotes sur Price. (Stéphane, arrête de lire si tu ne veux pas faire de l’urticaire)

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Price m’a grandement influencé même si je n’étais qu’un coach de hockey mineur.

Il y a longtemps, quand j’ai commencé à coacher, je me suis vite rendu compte que mes pratiques n’étaient pas optimales pour mes gardiens. Je n’ai jamais gardé les buts moi-même étant jeune et je connaissais peu de choses sur cette position. Je me suis donc inscrit à des workshops de Hockey Canada intitulés « Le développement des gardiens » et « Comment créer des pratiques qui incluent les gardiens ».

Et j’ai vraiment adoré! J’en ai tellement appris sur le métier de gardien… de la technique jusqu’à l’aspect mental, etc.

Ma première surprise fut de constater que si Hockey Canada nous bombardait de vidéos de Crosby pour démontrer les meilleures techniques de patinage, on nous bombardait de vidéos de Price pour nous montrer les différentes positions et une multitude de petits détails techniques que je n’aurais jamais pu percevoir. C’est simple : la technique de Price était irréprochable. On pouvait faire un arrêt sur image à n’importe quel moment… il était parfait.

Il y avait la technique VH ou VH inversé que j’ai apprise. Price l’adoptait à la perfection. Il était même, dit-on, un modèle pour les autres gardiens de la LNH.
Et il y a tous ces petits détails qu’on ne voyait pas : pour une même position Price pouvait avoir sa mitaine relax le long de son corps, ou bien à la hauteur de ses hanches ou son épaule… Tout ça était calculé (probablement subconsciemment) et incarnait la perfection.

Je suis revenu de ces workshops avec une admiration pour Price. Il était encore meilleur que ce que je croyais. En tout cas, chez Hockey Canada, Price était aussi exceptionnel que Crosby.

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Par après, j’ai commencé à défendre Price sur les différents blogues que je fréquentais. Pour moi, Price jouait pour des équipes moribondes (Jamie Benn ou Victor Mete comme 2e défenseur …. Consternation totale) qu’il transportait littéralement sur ses épaules. Il masquait leur faiblesse.

Les arguments étaient féroces. Ça m’a obligé à regarder les stats de plus près (il y avait peu de stats avancées à l’époque) et me rendre compte que le CH était non seulement l’une des équipes de la LNH qui accordait le plus de lancers, mais c’était celle qui accordait le plus de tirs de l’enclave (donc des tirs à 25% de succès).

Une année (je ne me souviens plus laquelle), j’ai manuellement calculé le nombre de buts théoriquement sauvés par Price (en prenant ces % prévus pour chaque lancer vs le nombre de buts accordés). Et ces buts sauvés, on pouvait ensuite les convertir en nombre de victoires volées par Price (en regardant le score final des parties) et donc un nombre de points au classement.

Price avait pratiquement arraché 18 pts supplémentaires cette année-là. Dommage que je ne me souvienne plus laquelle… mais si on prend une année au hasard pour en évaluer les conséquences, disons 2013-14, cela ferait la différence entre une 9e place au classement général vs une 25e. C’est-à-dire que cette fameuse année où le CH s’est rendu en finale de conférence contre les Rangers, il n’aurait pas participé aux séries.

Comme le dit Arpon Basu : « Price était trop bon pour son propre bien. Il a empêché le Canadien de repêcher le talent dont il avait besoin pour lui donner une vraie chance. »

Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les éditions de 2014-15 et de 2015-16 qui sont quasi-identiques, sauf que 2015-16 est l’année où Price s’est déchiré un tendon du genou en novembre. Le CH est passé de 2e dans la ligue (110 pts) à 22e (82 pts).

Tout ca pour dire que c’est en regardant Price que j’ai renforcé mon idée que le volume de tirs était moins important que la qualité des tirs. Comme coach, j’ai encouragé la possession de rondelle et développé des patrons de jeu visant la création de chances à hauts taux de succès plutôt que de « mettre la puck au net ». (Quelque chose qui est normal aujourd’hui mais qui contredisait les enseignements de l’époque)

Price a été instrumental dans ma pratique du coaching.

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Une anecdote savoureuse sur Price :

Team Canada tenait sa première pratique en prévision des jeux de Sotchi. Tout le monde apprenait à se connaître, tout autant les joueurs que les entraineurs. L’exercice en cours visait à pratiquer un schéma offensif et le gardien faisait office de figurant. En gros, il était là pour se faire mitrailler.

Un entraineur (je ne me souviens plus si c’était Babcock ou McLellan) devait récupérer les rondelles pour redémarrer l’exercice dans le coin de la patinoire. Après un certain temps, Price lui a fait un clin d’oeil : « Fais juste rester immobile, je vais m’occuper du reste… »

Puis, Price s’est mis non seulement à faire les arrêts mais à s’amuser à rediriger le rebond directement sur la palette du coach, qui pouvait ainsi relancer l’exercice sans aucune perte de temps. Quand l’exercice a changé de côté, Price dirigeait les rebonds de l’autre bord. Tout le monde sur la glace était éberlué. Ils n’avaient jamais rien vu de tel. En sortant, le coach en question a dit : « Non seulement Price arrête tout comme si c’était un jeu d’enfant, mais il contrôle ses retours à la perfection ».

Tous ceux qui ont interagi avec Price à l’international l’ont dit: il est le meilleur gardien qu’ils ont connu.

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Finalement, il y a ce tweet de Price. On ne peut que l’aimer.

22 réponses à « L’histoire inachevée de Carey Price »

  1. Avatar de Patin
    Patin

    Et comme relevé dans un article de LaPresse:

    Le C. Smythe avant de remporter le Calder

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  2. Avatar de Hemingway
    Hemingway

    Il est chanceux ce « Brett Cap ». S’il m’avait écrit ça à moi, c’est sûr que je l’aurais menacé de mort. Puis sur Twitter, ce n’est pas comme ici. Quand on menace quelqu’un de mort, on a plein de likes. C’est très excitant.

    Plus sérieusement, excellent post Johnny.

    Aimé par 2 personnes

  3. Avatar de Hemingway
    Hemingway

    Ça m’agace ces goalies de style « blocker » et aussi interchangeables que des automates. D’un adversaire à l’autre, les joueurs affrontent toujours le même gars prévisible.

    J’hésitais à déclencher cela. Mais je dois dire que Carey Price m’a toujours laissé profondément indifférent. Et je ne crois pas que son style représente l’avenir de cette position au 21ième siècle.

    J’aime mieux les scramblers imprévisibles et vifs comme des chats qui gardent les buts comme au yoga.

    Jonathan Quick a accumulé 404 victoires (804 matchs) en jouant comme ça. Il est encore sous contrat avec les Rangers et il jouera l’an prochain (à 40 ans!). Je me suis toujours régalé de le voir garder les buts.

    Quick a trois Coupes Stanley, deux Jennings et un Conn Smythe. Il sera au Temple et l’une des très belles choses qui pourrait arriver au hockey, c’est justement de le voir devenir entraîneur des gardiens. J’aimerais que d’autres gardent le filet de la sorte.

    Price? Zzzzzzzzz… Même Stevie Wonder serait d’accord.

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  4. Avatar de foudelile
    foudelile

    Beau post Johnny. (je vais peut-être finalement apprendre où mettre le H je John à force d’écrire votre nom, je dois vérifier à chaque fois!)

    Crosby et Price sont les « Canadian Boys » parfaits. Grinder et stoïques mais avec un talent de premier de classe.

    Ça fait justement penser à Ken Dryden (que je n’ai jamais vu jouer).

    @hemingway (retour au dernier fil)

    Mon pseudonyme vient d’un livre de Félix Leclerc, Le Fou de l’Île, sur un homme qui cherche le sens de la vie dans différentes activités.

    Une pratique de Timbits à 7h du matin avec un petit bonhomme motivé, ça rapproche de Nirvana!

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  5. Avatar de foudelile
    foudelile

    Après des gars qui ont tout accompli: voici le tour de ceux qui n’ont rien fait encore!

    Le CH annoncé les participants pour le tournoi des recrues en fin de semaine. Selon MO Beaudoin l’alignement pourrait ressembler à ça:

    F.Xhekaj-Kapanen-Demidov
    Mesar-Beck-Rohrer
    Tuch-Paupanekis-Thorpe
    Dineen/Dunlap/Mianscum/Goriunov/Estapa/Wang

    Engström-Reinbacher
    Protz-Pickford
    Lavigne-Handel
    MacNiel/McGowan

    Fowler-Radkov-Vecvanags

    Un peu surpris qu’on expose Demidov et Reinbacher à ces matchs dans lesquels on trouve plusieurs taupins. Ils vont affronter Toronto et Winnipeg, deux équipes qui ont peu (aucun) espoir de premier plan.

    J’espérais que Michael Hage puisse participer au tournoi avec l’assouplissement des règles dans la NCAA, mais on va devoir attendre apparemment.

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  6. Avatar de pinceau0
    pinceau0

    Dryden a été le premier gardien que j’ai admiré. Sa pose légendaire, bien accoté sur son bâton pendant qu’un des « Big Three » sort la rondelle de l’arrière de son filet, restera l’image qui me vient en tête lorsque j’entends son nom. Un autre membre de la dynastie des années 70 parti trop vite…

    Carey Price. Quand je l’ai vu durant le championnat mondial junior de 2007, je me suis dit qu’il allait connaître une carrière phénoménale. J’avais rarement vu un gardien aussi calme et bien positionné devant son filet. Malheureusement pour lui, Gainey et surtout Bergevin ne lui ont jamais permis d’avoir une équipe assez performante pour pouvoir espérer ajouter une coupe Stanley à son palmarès.

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  7. Avatar de Johnny B

    @foudelile

    Juste à comparer avec l’édition 2015-16

    – Charles Hudon
    – Noah Juulsen
    – Nikita Scherbak
    – Michael McCarron
    – Daniel Carr
    – Zach Fucale
    – Mac Bennett
    – Dalton Thrower
    – Tim Bozon
    – Simon Bourque
    – Brett Lernout
    – Mark MacMillan
    – Connor Crisp
    – Jeremy Gregoire
    – Jeremiah Addison
    – Lukas Vejdemo
    – Daniel Audette
    – Nikolas Koberstein
    – Josiah Didier
    – Markus Eisenschmid
    – Dryden Hunt
    – Angelo Miceli

    —-

    Et j’ai aussi retrouvé l’édition 2016-17

    • Jeremiah Addison
    • Daniel Audette
    • William Bitten
    • Simon Bourque
    • Josh Brook
    • Cale Fleury
    • Noah Juulsen
    • Victor Mete
    • Michael Pezzetta
    • Martin Rèway
    • Jarret Tyszka
    • Scott Walford
    • Thomas Ebbing
    • Stefan Leblanc
    • Niki Petti
    • Antoine Waked
    • Michael McNiven
    • Antoine Samuel
    • Alexandre Alain
    • Jordan Boucher
    • Maxime Fortier
    • Alexandre Goulet
    • James McEwan

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  8. Avatar de Hemingway
    Hemingway

    @Fou de l’Île

    Pendant longtemps j’ai pensé que vous vous preniez pour un oiseau de falaise marine. Un cousin du fou de Bassan ou quelque chose comme ça. Je me disais : il doit aimer ça lui le maquereau.

    Quand j’ai fini par réaliser qu’il s’agissait d’un titre de Félix Leclerc, je n’ai pas résisté à vous rebaptiser That Fool from the Island. C’est d’une grossièreté insultante et ignare qui sied si bien à mon personnage. Imaginez-moi maintenant traduire toute l’oeuvre de Félix Leclerc (à-ma-façon). D’ailleurs, me permettez-vous maintenant de vous écraser un orteil tout en vous parlant des Pêches-Gouines de Pen-tic-ton?

    Je sais que 100% des lecteurs ici s’en fichent complètement des Vees, mais je trouve ça très comique de crier mon indignation devant des verrats incrédules. De quoi donc? C’est effrayant appeler ses enfants comme ça.

    Callum Stone, Morgan Tastad, Kash Alger-East (c’est comme Trois-Rivières Ouest, mais à l’Est puis en Algérie, étonnant quand même pour un gars né en Saskatchewan), Brooks DeMars (ha! ha!), Brittan Alstead (une étable en Angleterre médiévale), Tristan Petersen (un herbivore, urghh arghh), Thor Liffiton… (vous auriez dû voir ça… Thor il tient son hockey comme si c’était un marteau). Ah puis il y en a d’autres.

    En tout cas, les Vees seront en ville le 19 septembre. J’ai hâte qu’on apprenne à mieux se connaître. Eux autres, contrairement à vous autres, ils ne savent pas encore que j’existe.

    Camp des recrues

    J’ai aussi très hâte d’avoir des nouvelles de Bryce Pickford.

    J’y crois beaucoup à ce défenseur.

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  9. Avatar de Stéphane
    Stéphane

    @Johnny B ,

    Un grand merci pour l’avertissement, mais svp à l’avenir ne plus jamais mettre le nom de Price dans le même fuseau horaire que Dryden. C’est tellement malaisant et irrespectueux pour le 29. Désolé c’est plus fort que moi. Je promets d’aller consulter.

    Aimé par 2 personnes

  10. Avatar de Hemingway
    Hemingway

    Crème glacée aux oeufs de dinosaure (Only in Victoria)

    Vous connaissez rien.

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  11. Avatar de Hemingway
    Hemingway

    J’aimais bien Tom Kurvers. Jamais compris pourquoi Serge Savard l’avait échangé contre un simple R2. D’ailleurs, si quelqu’un sait, cela mettrait fin pour moi à 40 ans d’incompréhension.

    Une belle carrière par la suite tout de même (tant sur la glace qu’à l’emploi de plusieurs organisations).

    Kurvers est décédé d’un cancer du poumon en 2021 (il n’avait jamais fumé…).

    Le Minnesota, St. Louis et Chicago ont décidé de l’honorer en appelant leur « round-robin » tournoi des recrues le Prospect Showcase Tom Kurvers.

    https://thehockeynews.com/news/news/getting-to-know-tom-kurvers

    La classe.

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  12. Avatar de Patin
    Patin

    @ Hemingway

    L’orgueil, l’orgueil, l’orgueil du Sénateur !

    Savard n’aurait pas accepté que ce jeunot emprunte son dossard.

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  13. Avatar de Radisson
    Radisson

    Carey Price. Je suis plutôt dans le camp de Stephane à son sujet.

    Il a sûrement été un bon gardien mais pas vraiment si exceptionnel.

    L’argument à l’effet que Price a toujours joué avec des équipes faibles, ce qui expliquerait le fait qu’il n’a pas réalisé de faits marquants en séries, ne tient pas vraiment. Les meilleures performances de gardiens du CH en séries, Dryden (1971), Roy (1986, 1993), Theodore (je ne me souviens pas exactement, peut-être 2005), Halak (2010), ont toutes été accomplies avec des équipes inférieures à celles adverses. C’est d’ailleurs logiquement dans ces moments-là que les gardiens peuvent se surpasser.

    Il avait une technique impeccable, c’est vrai. Par exemple, lorsqu’il se déplaçait d’un poteau à l’autre en position papillon, on aurait dit qu’il était sur un aéroglisseur tellement c’était fluide. Mais il manquait de hargne, de combativité. Par exemple, lors de batailles pour la rondelle à proximité du filet, il m’a toujours semblé qu’il parvenait moins souvent que les autres gardiens à mettre la main dessus.

    Probablement aussi que ses problèmes de consommation n’ont pas aidé durant ses dernières années.

    Ce qui m’horripilait également, mais ce n’était pas de sa faute, c’était le comportement biaisé des médias à son endroit. Ses faiblesses étaient minimisées, ses bons coups glorifiés. À les croire, il était le meilleur gardien de tous les univers connus et inconnus.

    L’exception à tout ce qui précède, ce sont les séries de 2021. Il faut faire cet ajout à la liste des performances exceptionnelles. Il a été fabuleux. Je fais sûrement de la psycho-pop, mais probablement que de savoir à ce moment que c’était son chant du cygne et que ses problèmes de consommation étaient réglés, l’ont «réveillé» et qu’il a joué pour une fois à la mesure de son grand talent.

    Juste mon opinion.

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  14. Avatar de Patin
    Patin

    @ Radisson

    Bien difficile de comparer des joueurs de hockey, un sport collectif, et encore davantage des gardiens de buts qui ont évolué à des moments différents.

    Vézina, dit le ”Concombre » a un trophée qui porte son nom ,…a porté des patins pour la première fois à 16 ans ). Heinsworth : 22 « zéros » en 44 parties, en 1928-29. Plante, dit la « Tuque », détesté par plusieurs de ses coéquipiers tant il était radin. Dryden……Roy…….Price : SON trait de caractère, sa force : le flegme (à ne pas confondre avec la flemme) et je ne crois pas qu’il manquait de hargne ou de combativité. Souvenons-nous des Jeux de Sotchi quand il avait une équipe devant lui!

    Mais j’apprécie bien votre commentaire.

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  15. Avatar de Patin
    Patin

    Ce matin en prenant mon café! Et Heineman. Va-t-on s’en ennuyer? Viendra-t-il tourner le couteau dans la plaie? Ces Islanders ne seront pas de tout repos quand nous les affronterons : Roy, Pageau, Romanov, Heineman,…

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  16. Avatar de Provencal
    Provencal

    @Radisson

    Vous avez droit à votre opinion concernant Carey Price, mais je trouve que vous ne lui rendez pas justice. Par exemple, lorsque vous parlez des grandes performances en séries de gardien du CH.

    D’un côté, vous mentionnez Théodore. Pourtant, il n’a gagné que 2 séries en carrière avec le CH, une en 2002 et une en 2004 (les 2 contre les Bruins). Et il n’a que 2 victoires en 2e ronde (contre la Caroline en 2002, le CH ayant été balayé par le Lightning en 2004). Il avait d’ailleurs accordé 14 buts sur 84 tirs dans les 3 derniers matchs contre les Hurricanes. Rien de bien édifiant.

    D’un autre côté, vous omettez les séries de 2014 durant lesquelles le CH, grâce à Price, aurait fort probablement atteint la finale si ce n’avait été de Kreider, qui s’était alors transformé en camion-bélier. Vous mentionnez avec raison les séries de 2021 puisque le CH s’est rendu en finale. Déjà là, il y aurait matière à inclure Price dans « les grandes performances en séries de gardien du CH », surtout s’il faut y inclure Théodore. Dans les 2 cas, je dirais que le CH avait l’équipe la plus faible (surtout en 2021).

    Il ne faut pas oublier non plus que Price a maintenu des stats hallucinantes dans les séries de 2017 (moy. de 1,86 et % eff. de 0,933) et de 2020 (moy. de 1,78 et % eff. de 0,936), mais que le CH avait été coulé par son attaque de tire-pois. Rappelez-vous contre les Flyers en 2020, le CH n’avait marqué que 3 pauvres petits buts lors des 4 défaites du club. Price n’avait pourtant accordé que 11 buts en 6 matchs. Même Dryden et Roy n’aurait pu rien y faire.

    C’est sans compter Sotchi (comme l’a souligné Patin) et la Coupe Calder avec Hamilton (je sais, ce n’est pas la LNH…).

    Je constate que même encore aujourd’hui, Price demeure polarisant : on l’aime ou on l’aime pas. De mon côté, je penche plus du côté de Johnny (comme vous pouvez vous en douter de par mon intervention).

    Aimé par 7 personnes

  17. Avatar de pinceau0
    pinceau0

    @Radisson et Stéphane

    Faut faire attention avec les comparatifs. Qui sait si le CH aurait remporté les grands honneurs s’ils avaient affronté les Oilers en finale en 86, ou même les Penguins en demie-finale en 93.

    Ceci étant dit, je pense qu’on fait fausse route en disant que Price n’est pas un gardien élite, simplement parce qu’il n’a pas de bague de la coupe Stanley. Comme Provençal le mentionne, qui sait jusqu’où le CH se serait rendu en 2014 sans la blessure à Price. Il ne faut pas oublier non plus que Roy a lui aussi perdu la finale en 1989. Est-ce que ça faisait de lui un « chocker »? N’oublions pas non plus que ses stats lors de la saison 92-93 étaient loin d’être reluisantes. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne mérite pas les éloges qu’il a reçu pendant et après sa carrière.

    Je sais très bien que je n’arriverai pas à vous convaincre, chers Stéphane et Radisson, j’essaie seulement de relativiser les arguments usuels des pourfendeurs de Carey Price.

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  18. Avatar de foudelile
    foudelile

    L’équipe de 2021 était possiblement la pire équipe à réussir à atteindre une finale.

    Seulement 4 joueurs qui ont marqué au moins 10 points en 20 matchs (Suzuki, Caufield, Danault et Perry).

    Triple égalité au 5e rang avec 8 points pour Eric Staal, Joel Armia et KK.

    Les demi-finalistes ont compté plus de buts en 3 rondes (54 et 53) que le CH en 4 (51). Tampa en avait 75.

    C’est le plus bas total de tous les finalistes depuis le lockout. Les avants derniers en ont 57 (Vegas en ’18 et en ’20).

    Mais Weber, Petry, Edmunson et Chiarot ont double-échéqué en masse.

    Et le désavantage numérique était invincible.

    Aimé par 7 personnes

  19. Avatar de Patin
    Patin

    @ Foudel’île

    Peut-on faire un rapprochement entre le CH des séries de 2021 et Félix AA au dernier USOpen?

    J’aime

  20. Avatar de foudelile
    foudelile

    @patin

    Je ne pourrais le dire, je ne suis plus le tennis depuis plusieurs années.

    J’étais tout de même au Parc Jarry pour la demi-finale de Mboko cet été. C’était une soirée incroyable, pleine d’émotions.

    Mais le match m’a semblé truffé d’erreurs des deux côtés.

    Dans les deux cas (la finale de 21 et le match de Mboko), j’ai trippé. Je n’ai pas boudé mon plaisir. Mais je me doute que les spectacles devaient être pénibles à regarder pour ceux qui n’avaient pas d’attachement émotif aux participants

    J’aime

  21. Avatar de Hemingway
    Hemingway

    Personnellement, je n’ai jamais considéré Carey Price comme « surrévalué ». Il a toujours été bon. Mais il m’indiffère et dans 50 ans il faudra constater qu’il n’aura pas laissé de grands souvenirs impérissables. Notamment dû à sa personnalité de guichetier d’aréna : efficace, routinier et as dull as dishwater.

    La légende de Price se situera quelque part entre celle de Bill Durnan et Charlie Hodge. Ça n’intéressera donc pas personne trop trop.

    Ah! Tellement de gardiens colorés et mémorables y-a-t-il eu dans cette ligue. Une centaine au moins.

    Mon père lui aimait bcp Tony Esposito et ça fait 50 ans qu’il en parle.

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  22. Avatar de Johnny B

    Toujours intéressant: l’envers du repêchage 2025

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