Vendredi dernier, le 28 novembre, marquait le 4e anniversaire du renvoi de Marc Bergevin. Quatre ans déjà.
Bergevin est revenu quelques fois sur les événements qui ont mené à son congédiement:
Il a avoué que cette année-là, il était éreinté après 10 années passées à la Direction de l’équipe et, surtout, par les restrictions mises en place pour le covid (je trouve que ça paraissait… il semblait dépérir pendant la pandémie, lui qui était auparavant toujours tiré à quatre épingles). Tant et si bien qu’il avait refusé une prolongation de contrat et confié à Geoff Molson qu’il préférait terminer la saison avant de s’engager.
Après un mauvais départ qu’on disait le pire depuis 1941 (seulement 6 victoires dans les 21 premières parties), Molson a fait le grand ménage et limogé Bergevin, Timmins et Wilson.

Photo: Bergevin pré-pandémie
C’était absolument la bonne affaire à faire. Je ne pense pas qu’il est judicieux de laisser les rênes à quelqu’un qui veut quitter. La Direction (et la direction) d’une équipe, c’est une histoire de futur.
La veille du congédiement, le Canadien l’avait emporté 6-3 contre les Penguins.
L’alignement ressemblait à :
Anderson Dvorak Toffoli
Caufield Suzuki Lehkonen
Drouin Evans Gallagher
Pezzetta Poehling Armia
Chiarot Petry
Romanov Savard
Norlinder Niku (en remplacement de Kulak, blessé)
Allen Montembeault
Les trios ne sont pas de moi. Ce sont ceux utilisés par Ducharme.
L’équipe a grandement changé en 4 ans. Ceux qui sont toujours avec l’équipe sont en caractères gras.
Ont été échangés cette année-là dès l’arrivée de la nouvelle Direction : Lehkonen, Toffoli, Chiarot, Kulak et Hammond.
(Hammond fut l’un des 6 gardiens utilisés au cours de la saison avec Allen, Price, Montembeault, Primeau et McNiven)
Je trouve que Bergevin a bien navigué ces 10 années à la barre. Il a laissé une équipe beaucoup plus en santé que celle dont il avait héritée 10 ans plus tôt. Au passage, il a tout de même atteint la finale de la Coupe Stanley une fois.
Mais plus important: il a donné à ses successeurs tous les outils qui ont servi à la construction de l’équipe actuelle. Bien sûr, recevoir les outils est une chose… savoir les utiliser correctement en est une autre. En cette matière, Gorton et Hughes sont jusqu’à maintenant des virtuoses.
En sautant sur l’opportunité de les embaucher, Molson a eu un coup de génie.
Pour ceux qui sont curieux, voici l’alignement du CH au dernier match de 2012, juste avant que Bergevin entre en poste :
Pacioretty Desharnais Cole
Leblanc Plekanec Bourque
Geoffrion Eller Blunden
Staubitz Dumont Palushaj
St-Denis Markov
Subban Gorges
Campoli Kaberle
Budaj Mayer
Blessés : White, Emelin, Price, Diaz, Gionta
C’est stupéfiant! J’avais oublié la moitié de ces noms et je me demande (à la blague) si ce n’est pas un cas d’amnésie traumatique i.e. bloquage de la mémoire pour protéger notre cerveau d’un stress trop intense.
Pour moi, un événement marquant de l’ère Bergevin sera l’échange de Subban pour Weber. Les deux équipes, Nashville et Montréal, atteindront la finale une fois par la suite.
Si j’avais à choisir un événement marquant négatif, je pense que j’opterais pour la sélection de Kotkaniemi et l’imbroglio qui s’en suivit.







