Les Jets débutent 2026 bons derniers dans la LNH avec 34 points en 38 matchs. Dans l’ouest, ils sont à 7 pts des Kings pour la dernière place en séries. À pareille data l’an dernier, ils étaient au 2e rang de la ligue… une dégringolade monstre de 30 places!!!
Ils sont peut-être capables de renverser la vapeur mais c’est surtout le fait qu’ils devraient surclasser 8 autres équipes pour se qualifier aux séries qui décourage.
Les voilà à un carrefour : En théorie, ils sont dans leur phase compétitive avec leur noyau de vedettes entrant dans leurs meilleures années (Connor, 28 ans; Vilardi, 26 ans) ou au début de la trentaine (Scheifele, 32 ans; Morrissey, 30 ans) et un gardien toujours élite en Hellebuyck à 32 ans.
Mais le reste de l’équipe ne contribue pas du tout. À part les 4 mentionnés plus haut, aucun autre joueur n’a plus de 15 points. À titre de comparaison, le Canadien a 9 joueurs à plus de 15 points, le dernier étant Zachary Bolduc avec 17 pts.
C’est donc dire qu’à part leur premier trio et leur premier défenseur, aucun joueur n’égale Bolduc chez les Jets… Cette illustration imparfaite aide à mettre les choses en perspective!
Leur banque d’espoir est assez dégarnie.
Le plus notable est Cole Perfetti, 24 ans, 10e choix overall en 2020, qui en est à sa 4e année dans la LNH … mais il fait partie des problèmes avec son maigre 7 pts en 24 matchs et son différentiel de -13. Il avait pourtant fait 50 pts l’an dernier, en constante progression. La perte de Ehlers à sa gauche semble être plus dommageable que je l’aurais anticipé. C’était peut-être Ehlers le moteur du trio après tout, et pas tant Perfetti.
(D’ailleurs, perdre un joueur de la qualité d’Ehlers pour rien au marché des joueurs autonomes fut assurément une gaffe de la part de Cheveldayoff. Ça devient un thème récurrent après Marner chez les Leafs).
Vous savez combien de choix de premier tour des Jets ont joué plus de 200 parties dans la LNH depuis Patrik Laine en 2016?
Un seul. C’est Perfetti.
Leur club école au Manitoba n’est pas reluisant au 10e rang de la conférence de l’ouest. Leur premier marqueur, Gustafsson (un AHLer éternel de bientôt 26 ans), arrive au 87e rang des marqueurs. Il n’y a pas d’aide à espérer là-bas.
Les Jets ont deux prospects qui participent au Mondial Junior en ce moment, tous deux défenseurs avec la Suède : Sascha Boumedienne et Alfons Freij. Je ne les connais pas assez pour commenter leur futur rôle dans la LNH.
Donc, sans surprise, les Jets est l’équipe la plus âgée de la ligue avec une moyenne de 30.7 ans. Un an de plus que les Kings qui sont en deuxième place.
Quoi faire?
Cheveldayoff devra probablement bouger, d’une manière ou d’une autre. Mais il arrivera bientôt à court de munitions : il ne possède plus ses choix R2 et R4 pour les deux prochaines années. Le pool de prospects est mince. Son choix R1 sera juteux si l’équipe demeure dans les bas-fonds donc c’est risqué de l’échanger. Il devrait obligatoirement le protéger top-10 ou un truc du genre.
Et ses joueurs autonomes ne valent presque rien.
Ils écoulent leur dernière année de contrat à l’attaque : Nyquist (36 ans, 0 but, 7 passes), Toews (37 ans, seulement 11 pts et un différentiel de -14… le pire de l’équipe), Pearson (33 ans, 6 pts).
À la défense : Schenn (36 ans, 4 pts), Miller (33 ans, 0 pts) et Stanley (27 ans, seulement 13 pts…. Mais 4e buteur du club avec 7 : c’en est ridicule).
Tente-t-il de sauver la saison? À Winnipeg, certains journalistes se demandent à quoi bon puisque l’équipe ne semble pas équipée pour traverser Dallas, Colorado, Edmonton, et Vegas.
Entame-t-il une cure de rajeunissement… un petit reset? Je ne sais pas si Cheveldayoff est prêt à toucher à son noyau. Les Bruins n’ont pas eu peur de le faire. Les Penguins eux résistent.
Ou encore il peut décider de ne rien faire en se disant que ce n’est qu’une mauvaise année, une erreur de parcours, et que l’équipe va revenir au top.
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C’est triste pour les Jets qui étaient considérés comme l’un des plus beaux espoirs pour ramener la Coupe au Canada il n’y a pas si longtemps. On peut penser qu’ils ont terminé leur reconstruction en 2018 et qu’ils devraient toujours être au top en ce moment…
Mais ce n’est pas évident pour Winnipeg qui souffrira toujours d’un lourd désavantage. Il lui est plus difficile d’attirer/maintenir les joueurs autonomes (sans surpayer) et « le nombril du Canada » se retrouve systématiquement sur les clauses de non-échange. Combiné à leur repêchage/développement plus que moyen, les Jets me semblent en bout de piste.







