Après 20% des matchs de jouer, on peut commencer à regarder l’impact de Babcock à Edmonton.
Les Oilers sont à égalité au premier rang de la Conférence de l’Ouest avec le Wild. Les deux équipes ont une fiche identique de 25 pts en 17 parties (% 0.735, 11 victoires, 3 défaites, 3 défaites en surtemps et un différentiel de +18).
C’est une grosse différence avec les Oilers des dernières années qui nous avaient habitués à des départs très lents (c’est le cas de le dire!). Certaines années, ils étaient dans les bas fonds à ce moment-ci de la saison.
Au niveau individuel, les Oilers occupent les 3 premiers rangs des marqueurs. Dans l’ordre, on retrouve McDavid (44 pts), Draisait (32) et Bouchard (30)… avec un petit coussin devant le plus proche poursuivant, McKinnon (27 pts).
Les leaders des Oilers sont en train de réécrire le livre des records individuels. Le plus récent, c’est Bouchard qui devient le 2e défenseur (après Bobby Orr) à obtenir 20 points à égalité numérique en 17 matchs.
Si tout roule à Edmonton, il est difficile d’en identifier précisément la cause. Comme je le mentionnais, Bowman a considérablement améliorer la profondeur de l’équipe et a ajouté des joueurs spécialisés dans les missions défensives (ce qui manquait à l’équipe auparavant). Mais il faut se rendre à l’évidence que Babcock fait très bien.
J’ai regardé plusieurs matchs des Oilers et comptait bien vous faire un petit compte rendu à un moment donné. Mais justement, cette semaine, des chiffres ont été publiés qui confiment mes premières observations… que je trouve très intéressantes:
Les Oilers jouent du hockey de dinosaures.
Ouais, ouais.
Les Oilers de Knoblauch étaient modernes et basés sur les habiletés offensives de ses joueurs étoiles. Le tout se basait à outrance sur les longues passes, les entrées de zone en possession de la rondelle, les joueurs étoiles qui transportent la rondelle en zone neutre et déjouent les défenseurs, … En ce sens, ils utilisaient un petit peu les mêmes principes que Martin St-Louis prône (possession de la rondelle).
Aussi surprenant que cela puisse paraître, les Oilers de Babcock font du dump-and-chase. Comme quand j’étais jeune. Un truc de dinosaures. Ils font des placements de rondelle derrière les défenseurs et ils foncent pour aller la récupérer. Et cela fonctionne pour eux.
Les Oilers est l’équipe qui arrive au 2e rang pour le nombre de rejets en zone adverse (derrière les Panthers de la Floride, tiens donc!) et, sans surprise, elle arrive au 2e rang pour le nombre de rondelles récupérées en fond de territoire. À l’inverse, elle arrive maintenant au 25e rang pour le transport de la rondelle. Tout le contraire des années passées.
Cette stratégie a augmenté le temps de possession en zone adverse et s’est traduite par une augmentation des chances de marquer créées… même si c’est contre-intuitif. Je veux dire par là qu’il est surprenant que « se débarrasser de la rondelle » ait augmenté leur temps de possession.
Une autre conséquence, c’est que les Oilers ne se font plus prendre en souricière comme avant lorsqu’ils transportaient la rondelle à tout prix. Comme vous le savez, ceci donne souvent des surnombres à l’adversaire en prenant tout le monde à contre-pied. Cette année, ils sont 30e dans cette facette du jeu alors que l’an dernier, sous Knoblauch, les Oilers étaient l’équipe qui accordait le plus de montée à l’adversaire.
On peut comprendre pourquoi Bowman s’est fait un devoir de grossir l’équipe cet été. Il y avait une stratégie derrière. La rumeur dit que Bowman tente toujours d’ajouter un ou deux morceaux à l’équipe et qu’il magasine exclusivement de gros gabarits pour ses prochaines additions.
Me voilà donc en train de suivre deux équipes à la philosophie très différentes. Le CH et les Oilers. J’ai vu un article récemment qui expliquait que les Hurricanes exécutaient leurs sorties de zone en lobbant la rondelle derrière les défenseurs. En tout cas, c’est l’équipe qui le fait le plus souvent dans toute la ligue. Ils avaient trouvé un nom qui contenait le mot « dump » dedans, en faisant référence au dump and chase. Je m’en veux de ne pas avoir lu l’article en détails. Je me demande si les équipes ne commence pas à délaisser la possession pour d’autres modèles et si elles ne vont pas s’adapter à ce nouveau phénomène.
En tout cas, tout ça est une surprise pour moi, grand fan de la possession de rondelle. Le nouveau « moderne » est finalement peut-être un retour à l’ancien.
Excellent article !!! Digne des plus grandes parutions ! Bravo 👏 toujours un plaisir de vous lire 👍





