Billet de la plume de Demongris:
Scusez, mon silence. J’étais absent pour les mêmes fausses raisons que tous les politiciens, joueurs de hockey et autres qui quittent leurs équipes en pleine campagne. Raisons familiales. Mais on m’interpelle, alors j’arrive. Je suis comme Amazon, moi. Commandez, je livre.
Je reviens au bon moment. Celui de la résurrection de la Sainte flanelle en équipe dominante qui aspire à la coupe Stanley. Est-ce une illusion ou en sommes-nous vraiment rendus là? Rationnellement, je ne crois pas. Mais on est quand même proche. Rendu à ce niveau, dans mon coeur je me dis qu’on a déjà bénéficié de l’alignement des planètes lors de la coupe de 1993. Alors croyons-y un peu question d’oublier temporairement que tout va bien sur la planète.
Johnny B a écrit qu’à titre de disciple de Hutson, je devrais prendre le bâton de la parole pour chanter les louanges de Dieu le fils. Permettez-moi de ramener les faits dans leur juste proportion. Jamais, je n’ai prédit les succès actuels de Hutson dans la LNH. Je défendais Hutson en réaction à tous ceux qui prophétisaient qu’il n’aurait pas de succès dans la LNH parce qu’il était trop petit et pas assez rapide. Qu’il se ferait crucifier dans la bande à la première occasion. Qu’il serait incapable de se défendre contre les gros gladiateurs qui se présentent dans l’aréna que pour tuer. Pourtant, je me souviens avoir observé et mentionné qu’il avait un don pour rouler sous les coups comme Gretzky le faisait constamment pour éviter de se faire frapper. Et pourtant encore, on voyait bien qu’il n’avait pas peur. Je me souviens notamment d’un épisode précis au championnat du monde junior de 2024 qu’il avait engagé le combat avec Anton Johansson, un viking de 6 pi, 4 po. Il l’a fait récemment deux fois dans la série de victoires du CH. Quand l’une de tes vedettes et plus petit joueur agit de cette façon, ça ne peut que motiver tous les joueurs de l’équipe à ne jamais reculer. L’autre critique redondante à son sujet était qu’avec son gabarit il ne pourrait défendre adéquatement en séries. J’admets qu’il ne pourra jamais être aussi efficace pour dégager le devant du filet que les autres défenseurs de l’équipe. Mais pourrait-on ajouter dans l’évaluation de sa performance défensive son positionnement et sa capacité à voler des rondelles à l’adversaire? Peut-être la tâche défensive la plus difficile, la plus importante et pourtant la moins valorisée du hockey moderne: https://www.thescore.com/nhl/news/3295503
Parlant des meilleurs onguents dans des petits pots, faudrait aussi qu’on parle de Caufield. Je me souviens m’être fait raper le fromage quand j’ai mentionné que, comme la vache qui rit, Caufield a toujours le sourire aux lèvres. St-Louis a confié récemment que Cole est plus content des succès de ses coéquipiers que de ses propres succès. Ce n’est pas rien d’avoir dans ton équipe un individu qui contribue largement à entretenir un bon esprit d’équipe et qui se trouve à être l’un des meilleurs de sa profession pour faire ce qui est le but du jeu, marquer des buts, et le compagnon parfait pour le capitaine qui est l’un des meilleurs centres complets de la ligue. En plus, il n’est jamais blessé et est signé à rabais pour plusieurs années. Et il faudrait renoncer à tout ça parce qu’il n’est pas assez gros et pourrait ne pas performer en séries, comme…. comme … comme par exemple un certain Pacioretty!
Je suis tombé sans connaissance après avoir lu un commentaire récemment. L’auteur ne savait pas encore où placer Caufield dans l’alignement de l’an prochain. Je me souviens d’avoir écrit sur l’ancien blogue que le trio nouvellement formé de Caufield-Suzuki-Slafkovski avait le potentiel du trio Bossy-Trottier-Gillies de l’époque glorieuse des Islanders. La combinaison parfaite du marqueur, du passeur et du gros joueur habile à récupérer et à protéger la rondelle dans les coins. On peut dire que l’on a la sainte trinité du hockey. Comme disent les chinois, il it ain’t broken, please don’t fix it! Le noyau de vedettes Suzuki, Caufield, Hutson, Slafkovski a de bonnes valeurs chrétiennes. L’équipe avant tout. Demidov, Hugo Boss verra à le convertir si son agent est un mercenaire.
Bref c’est Pâques. La Sainte-flanelle est ressuscitée et le sirop d’érable non frelaté coule à flots. Même à Pâques, il y a des incrédules. À Toronto, on a fait grand cas que le président des romains ait osé dire qu’il n’a pas vu revenir le CH? Pas de quoi fouetter un chat. À Montréal, on n’a pas vu revenir les Nordiques non plus. La résurrection, ça arrive vite. Une seconde avant, t’es rien. Une seconde après, t’es un Dieu.
Hors sujet: Du sirop d’érable, c’est bon. Mais comme toute bonne chose, faut pas exagérer parce que ça peut écœurer. Ça me fait penser que ma conjointe, une bibitte à sucre s’il en est une, s’intéresse soudainement au hockey. Elle est devenue une adepte des produits à l’érable d’Antoine Roussel. À chaque fois qu’elle descend dans son Saguenay natal, elle revient avec une provision de beurre d’érable pour ses toasts le matin, excuse pour manger la moitié du pot à la cuillère. Vous saviez qu’Antoine Roussel a rencontré une bleuette quand il jouait pour Chicoutimi? À sa retraite, il a racheté la cabane à sucre du beau-père et il est maintenant acériculteur dans une cabane dans le fond d’un bois au Saguenay. Il paraît qu’après s’être goinfrés de sucre d’érable et de soupe aux pois, tous déguisés on danse sur du Angine de poitrine. Un français qui révolutionne à la moderne une soirée de sucres à la cabane. Comme modèle d’intégration d’un français au Canada, on va tous reconnaitre que c’est dur à battre!
Demongris





